Actualité BPCO

600 000 malades à bout de souffle

La BPCO ou Broncho Pneumopathie Obstructive chronique, est aujourd’hui la 2ème maladie respiratoire après l’asthme et la 6ème cause de mortalité en France. Elle sera la 3ème cause de mortalité dans le monde en 2020, c’est à dire demain !

La cause première et principale de la BPCO est le tabac dont les méfaits ne se réduisent pas au seul cancer du poumon. A elle seule, la BPCO entraîne chaque année dans notre pays 17 000 décès. Soit environ quatre fois le nombre de personnes qui meurent d’un accident sur les routes de France.

La BPCO a été la grande absente des débats et des médias lors de l’entrée en vigueur, le 1er février 2007, de la loi interdisant le tabac dans les lieux publics. Elle l’est restée depuis à chaque débat de santé publique sur le tabagisme pour lequel on met surtout en avant le cancer du poumon comme conséquence première du tabac.
Beaucoup a été dit ou écrit sur Les 30 000 cas de cancer du poumon générés par le tabagisme actif et passif. Rien ou presque a été dit ou écrit sur ces 600 000 Français qui vivent au quotidien à bout de souffle pour cause de BPCO.

Pourtant ce constat, alarmant, est connu. Il est souligné, chaque année, lors de la traditionnelle Journée Mondiale de la BPCO, qui se tiendra le 16 novembre prochain.
Dans notre pays, la BPCO concerne 5 à 10 % de la population adulte. Mais seulement 20 à 30 % des cas sont diagnostiqués et 10 à 15 % sont pris en charge !

Trois chiffres doivent être retenus :

  • 1,9 million de Français présente aujourd’hui une BPCO modérée !
  • 600 000 autres ont de leur côté une BPCO sévère !
  • Parmi ces derniers, 100 000 terminent leurs jours sous assistance respiratoire permanente !

Les associations membres de la FFAAIR comptent dans leurs rangs de nombreux malades atteints de BPCO. Leur parcours illustre l’état des lieux réel d’une maladie encore largement méconnue, pour laquelle des solutions thérapeutiques existent, mais qui manque cruellement de structures adaptées à une réelle prise en charge et à un suivi vraiment efficace.

Faute de centres de réhabilitation respiratoire en nombre suffisants (la SPLF en recense une centaine), moins de 26 000 malades bénéficient en France chaque année d’un séjour en centre, seul moyen d’améliorer vraiment la qualité de vie de ceux qui sont frappés de BPCO à un stade avancé.
Dans ce paysage sombre, des mesures ont heureusement été prises, dont un Plan d’action gouvernemental de santé publique, adopté en 2005 mais qui semble avoir été rangé dans les placards.

Beaucoup de choses restent à faire, tant pour prévenir cette maladie que pour apporter des soins réellement adaptés à ceux qui en souffrent

Face à ce fléau, il est donc urgent de ne plus attendre.

Ce site Internet s’adresse à ceux ou celles qui s’interrogent sur cette maladie. Il est le fruit de réflexions de malades, issus des rangs d’associations militantes qui ont su se faire entendre des Pouvoirs publics. N’hésitez pas au besoin à les contacter et, si vous l’estimez utile, à les rejoindre en y adhérant.

 

Alain Murez

Président de la FFAAIR et Coordinateur national de la BPCO

 

N’oubliez pas de noter dans vos Agendas la Journée Mondiale de la BPCO, un rendez-vous annuel qui se tiendra le 16 novembre prochain avec des manifestations dans toute la France…N’oubliez pas de noter dans vos Agendas la Journée Mondiale de la BPCO, un rendez-vous annuel qui se tiendra le 16 novembre prochain avec des manifestations dans toute la France…

 

« LES MALADES BPCO SONT EN COLERE »

Réunis en novembre 2011 au Sénat, à Paris, pour les 4èmes rencontres de l’Association BPCO, autour du thème de « la nouvelle organisation des soins : une opportunité pour le patient BPCO », la FFAAIR, représentée par son président, a fait part de ses attentes et de son étonnement de voir l’assurance-maladie persister dans le refus de prendre en charge, en ambulatoire, les actes médicaux de pneumologie et de kinésithérapie qui permettraient aux malades de s’engager dans un parcours de réhabilitation respiratoire le plus près possible de leur domicile. Ce alors même que les bénéfices de l’entraînement à l’effort pour les malades BPCO sont clairement établis [voir article : "Exercice et BPCO, mise au point"]

« Les malades BPCO sont aujourd’hui en colère », a précisé Alain Murez, malade BPCO et président de la FFAAIR, qui rassemble 45 associations régionales de malades insuffisants respiratoires. « Ils sont en colère face à l’incurie de certaines structures administratives qui refusent de souscrire aux réponses efficaces que les médecins peuvent donner à la prise en charge des malades BPCO. »

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BPCO : LES FEMMES ÉGALES DES HOMMES !

la bronchopneumopathie chronique obstructive (bpco) qui autrefois touchait principalement les hommes, change de visage : aux etats-unis, le nombre de cas de bpco, les hospitalisations et les décès liés à cette affection sont plus nombreux dans la population féminine. une étude révèle que la mortalité globale des femmes atteintes de bpco est un peu plus faible que celle des hommes, mais que cette différence n’est pas significative après ajustement statistique. de plus, le fait que les décès relèvent des mêmes causes suggère un retentissement comparable de la maladie dans les deux sexes.

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