3ème ETAPE DE PARIS BREST EN VELO
Jean-Marie, malade BPCO, en route vers Chartres
C'est accompagné de cyclotouristes membres de l'association normande d'insuffisants respiratoires (AAIRN) que Jean-Marie, Sylvia et Joëlle ont rallié Chartres après avoir grimpé quelques côtes qui ont mis les randonneurs à l'épreuve.

Départ de l’hôtel de Rambouillet, où nous avons dormi, pour un retour vers Ablis : nous ne sommes pas seuls, puisque Jacqueline et Edouard Rousseau (« Lady Line et Sir Edouard » de Normandie) ont dormi dans leur camping-car, pour nous accompagner jusqu’à Chartres.
Arrivée (en voiture) à Ablis pour le départ officiel : la Normandie, décidément très présente, est là pour nous accueillir. L’Amicale des insuffisants respiratoires de Normandie s’est déplacée pour nous accompagner aussi, dont son président Claude Marchessin, et Jacques Fauvel, cycliste insuffisant respiratoire, qui va pédaler avec nous jusqu’à Chartres.
L’itinéraire prévu a été modifié, pour éviter la grande nationale, testée la veille et jugée aussi laide qu’infernale. Avec bonheur, nous avons rejoint les belles petites routes – en tout 12 kms de plus, mais de très beaux paysages, malgré les nombreuses côtes du début, cette fois, avec la pluie. Car il pleut ! Le temps s’éclaircira plus tard.
Contrôle de la désaturation de Jean-Marie après la 1ère côte, assez longue : c’est le 3ème jour, le plus difficile dans toutes les randonnées à vélo. Il a quelques difficultés au départ, qui vont se concrétiser par un 88, remonté au bout de quelques secondes à 92 (techniquement, il s’octroie à chaque pause une récupération d’une ou deux minutes en plus après chaque effort en côte).
L’accompagnement : toujours bien entendu Joëlle, tellement attentive et patiente dans sa voiture suiveuse – mais aussi les trois voitures normandes, dont le camping-car des Rousseau. A chaque croisement ou virage, ils sont là, caméra au poing et appareil photo en fonction – nous avons été mitraillés (des vrais pros).
Et bien entendu Jacques Fauvel, avec sa tenue de cycliste, appareillé en oxygène, son portable sur le dos. Jean-Marie l’a pris en exemple pour son défi. Il est la preuve vivante qu’on peut y arriver.
Petit cafouillage d’itinéraire, qui a pour conséquence de nous faire passer dans des endroits magnifiques, la pluie s’étant découragée devant notre obstination (nous sommes en fait tous trempés…), et de rallonger un peu nos kilomètres, mais dans la bonne humeur.
Arrivée superbe à Chartres : nous nous donnons rendez-vous devant la mairie – Jean-Marie et moi affrontons la fameuse côte de la ville (costaude..) et arrivons sur la place de l’Hôtel de Ville où nous déjeunons sur un banc, avant l’arrivée de nos Normands qui ont déjeuné par ailleurs. C’est la fin de cette belle rencontre normande, qui a fait de cette mairie un peu déserte un lieu d’accueil chaleureux. Non seulement ils étaient présents, mais le président de l’Association des Insuffisants Respiratoires de Normandie a remis solennellement à Jean-Marie un chèque de soutien pour notre association, et nous le remercions chaleureusement.
C’était une belle journée d’amitié et d’espoir, de débats autour des questions que tous se posent : accès à l’oxygène, réflexion sur la mise en place d’une solidarité entre malades, y compris pour l’oxygène, constat de difficultés autour de la prise en compte de la parole des malades et vœu unanime que tout soit entrepris pour que cela change. Mais ce vœu ne doit pas être que « pieux » ! Il doit s’accompagner d’actes réels et efficaces comme ceux d’aujourd’hui.
A demain
Sylvia