4ème ETAPE DE PARIS BREST EN VELO
Jean-Marie, malade BPCO, en route vers Nogent le Rotrou
Lundi, la 4ème étape a été particulièrement arrosée et ponctuée de quelques jolies montées auxquelles Jean-Marie s'est courageusement affronté. Récit d'un nouveau périple et de nouvelles rencontres sur la route de Brest.

Aujourd’hui 21 avril, météo-France nous a encore prévenus : cette fois, c’est la pluie toute la journée – ce qui a deux effets contradictoires : la pluie, çà mouille – mais du coup, le vent ne sera pas de face (le pire pour les cyclistes), il nous poussera. En fait, nous n’aurons pas la pluie, seulement un ciel gris permanent avec vent favorable (aux cyclistes) mais, à 10 kms de la fin, avant Nogent le Rotrou, elle arrivera, mouillant tout sur son passage, même les gentils cyclistes venus nous accueillir…
Jean-Marie part en forme – il fera 10 kms sans s’arrêter à la sortie de Chartres et demandera à vérifier sa saturation après une côte longue montée, réalisée intégralement sans problème. Nous prenons comme hier des petites départementales et sommes récompensés par les paysages, les petits villages très jolis – sans doute peu connus car en dehors –. Joëlle est toujours là, fidèle au poste, sillonnant les petites routes.
A Magny, sur la petite D322 nous retrouvons le président d’honneur de l’ALLDIR, Raymond Thibault (Photo), retraité, âgé de 85 ans, qui nous attend tranquillement sur son vélo : il va nous accompagner jusqu’à Nogent le Rotrou, affronter sur plus de 30 kms les côtes et la pluie, et les arrêts nécessaires pour Jean-Marie dans les montées… Jean-Marie le répète : c’est un exemple pour lui – hier Jacques Fauvel, maintenant Raymond Thibault – qui auraient tous des motifs de rester dépérir chez eux.
Les paysages du Perche sont beaux. Le restaurant où nous nous arrêtons accepte de nous nourrir même après 14 heures. Très bon accueil – comme partout ailleurs.
A la premièrecôte après le repas, deux journalistes nous doublent et souhaitent interviewer Jean-Marie et Joëlle sur ce défi Paris Brest ; l’un d’eux étant un ex-fumeur (arrêté depuis 4 mois) est intéressé, et encouragé de persévérer. Mais il ignorait tout de la BPCO. Nous pensons qu’il va se renseigner… Ils doivent écrire deux articles : l’un dans la République du Centre, l’autre dans l’Echo du Perche.
A Nogent le Rotrou, nous serons accueillis par 3 cyclistes sous la pluie battante, et Jean-Marie est invité à donner le soir une conférence pour le Lions-Club de la région.
Ce 4ème jour est aussi chaleureux que les précédents – malgré la pluie.
Jean-Marie a décidé de faire de manière plus systématique le contrôle de la saturation au moment des efforts (essentiellement les montées de côte). Quatre contrôles sont effectués :
- 10 kms après Chartres, prise de saturation immédiate à l’arrêt en haut de la côte : 87 passant en 1/10ème de seconde à 94 (2,5 l d’oxygène).
- Nonvilliers : pour la 1ère fois, Jean-Marie « fonce » et dépasse Sylvia sans effort ; côte – vérification : de 82 à 93 en 1 minute (se met sur 3 litres
- 3ème vérification après côte : de 84 à 93 (après repas à Thirion , est repassé à 2,5 litres)
- Arrivée à Nogent le Rotrou (pluie + côte) : de 89 à 94
Vérification au repos, avant de partir à la conférence ce soir : 96 – 2 litres.
Non seulement Jean-Marie fait des efforts à vélo, mais il en fait aussi en tenant des conférences le soir (ferons-nous la vérification de saturation après cet effort aussi ?). A demain
Sylvia