7ème ETAPE DE PARIS BREST EN VELO
Jean-Marie malade BPCO en route vers ERNEE
L'activité physique peut être un "médicament". C'est ce que Bernard Guillot, ancien sportif multi-traumatisé par accident de voiture a expliqué à l'équipée du Paris-Brest. Une équipe, qui grisée par les descentes, va s'égarer et faire 12 kms de trop sur le parcours de l'étape. Quand on aime, on ne compte plus ! A l'arrivée, à Ernée, réception en mairie.

Au départ de Vilaine la Juhel, nous sommes attendus par le président de la Communauté des communes et par Bernard Guillot, 53 ans, ancien sportif de haut niveau (handballeur) qui est un multi-traumatisé par accident de voiture : à la sortie du coma, il a voulu reprendre le sport, malgré son état. Il devra abandonner par la suite, mais continue à faire de l’exercice physique, prouvant lui aussi que l’activité physique « est un médicament ». Il va nous montrer la pise cyclable créée sur l’ancienne voie de chemin de fer, jusqu’à Mayenne.
Mais nous aurons le 1er problème de la journée : après la 1ère montée, suit une descente fantastique – nous savions que nous devions à un moment tourner vers la gauche pour rejoindre la piste. Dans son élan, et malgré l’appel de Sylvia qui souhaitait prendre un chemin à mi-pente vers la gauche, Jean-Marie descend jusqu’au bout, prétendant voir la piste en bas à gauche. En effet, elle est là – et Sylvia, bien qu’elle doute, obtempère. Le chemin est magnifique, plat avec quelques montées, des paysages de bocages, de vaches qui nous regardent passer, de fleurs – et nous arrivons au bout, sur une nationale. Où est Mayenne ? Question posée à un habitant qui nous dit tranquillement : « Mayenne, mais c’est de l’autre côté » - nous avions donc fait 12 kms en marche arrière. Total : nous avons dû refaire le même superbe chemin avant de retrouver la bonne direction (celle de Sylvia…) ; chemin toujours aussi magnifique – mais à 8 kms de Mayenne, un vent violent de face se lève – Jean-Marie a des difficultés, d’autant que son pneu avant se dégonfle.
Nous arrivons à Mayenne, où Joëlle, fidèle au poste, nous attend à la sortie de la piste – c’est le moment où, soudain, une pluie torrentielle se met à tomber. Jean-Marie décide que dans ces conditions, les 50 kms prévus ayant été réalisés, sa crevaison devant être réparée, nous pouvons rejoindre l’hôtel en vélo-portage (et à l’abri de la pluie !).
Arrivés à Ernée, courageusement, Roland Duchemin, apnéique faisant partir d’une association de la FFAAIR, est venu apporter son aide pour une réparation du pneu crevé – pour que Jean-Marie puisse rejoindre la mairie, fièrement, sur son vélo. La réception est vraiment sympathique, chaleureuse – petits fours et champagne, débat et questions, intéressées, sur la BPCO et les motivations de ce défi.
Sylvia