Ce site Internet s’adresse à ceux ou celles qui s’interrogent sur cette maladie respiratoire invalidante. Il est le fruit de réflexions de malades, issus des rangs d’associations militantes qui ont su se faire entendre des Pouvoirs publics. N’hésitez pas au besoin à les contacter et, si vous l’estimez utile, à les rejoindre en y adhérant.

La BPCO – ou Broncho Pneumopathie Obstructive Chronique – est aujourd’hui la 2ème maladie respiratoire après l’asthme et la 6ème cause de mortalité en France. Elle sera la 3ème cause de mortalité dans le monde en 2020, c’est à dire demain ! Elle atteint probablement plus de 3,5
millions de personnes en France, soit 7,5 % de la population adulte. Mais seulement 20 à 30 % des cas sont diagnostiqués et 10 à 15 % sont pris en charge!. Sur le nombre total de malades BPCO, un million de personnes malades a atteint un stade symptomatique.
La cause première et principale de la BPCO est le tabac, dont les méfaits ne se réduisent pas au seul cancer du poumon, mais la plupart du temps à une insuffisance respiratoire sévère. A elle seule, la BPCO entraîne chaque année dans notre pays 17 000 décès. Soit environ quatre fois le nombre de personnes qui meurent d’un accident sur les routes de France.

Face à ce fléau, il est donc urgent de ne plus attendre !

La BPCO a été la grande absente des débats et des médias lors de l’entrée en vigueur, le 1er février 2007, de la loi interdisant le tabac dans les lieux publics. Elle l’est restée depuis à chaque débat de santé publique sur le tabagisme, pour lequel on met surtout en avant le cancer du poumon - qui tue 70 000 personnes par an - comme conséquence première du tabac. Le récent programme national de réduction du tabagisme (PNRT) ne fait à aucun moment mention de la BPCO comme facteur de risque du tabac; C'est incompréhensible de la part des autorités de santé, comme du ministère dirigé par Mme Marisol Touraine ! les grandes campagnes de lutte contre le tabagisme ignorent superbement la BPCO, dont la cause 1ère est pourtant le tabac !
Beaucoup a été dit ou écrit sur les 30 000 cas de cancer du poumon générés par le tabagisme actif et passif. Rien ou presque a été dit ou écrit sur ces 600 000 Français qui vivent au quotidien à bout de souffle pour cause de BPCO, et encore moins sur ceux qui sont sous oxygène, au nombre de 120 000 à ce jour en France, qu'ils vivent en établissement de santé ou à domicile.
Pourtant ce constat, alarmant, est connu des médecins. Il est souligné, chaque année, lors de la traditionnelle Journée Mondiale de la BPCO, qui se tient en novembre.

Les chiffres qui doivent être retenus :

En France :

* 1,9 million de Français présentent aujourd’hui une BPCO modérée !
* 600 000 autres ont une BPCO sévère !
* Parmi ces derniers, 120 000 terminent leurs jours sous assistance respiratoire permanente !
* la BPCO représente un coût total pour la collectivité estimé à environ 3,5 milliards d'euros !

A ce bilan, on peut ajouter que 17 000 personnes meurent annuellement de la BPCO !

En Europe :

• 23 millions de personnes sont concernées par la BPCO dans l'Europe des 28 Etats membres, parmi lesquelles 17 millions d'adultes de plus de 40 ans ont atteint le stade 1 de la maladie.
• La BPCO est la cause de 3,4 % des décès et de 1,3 % des hospitalisations dans l'U-E, où elle a tué 230 000 personnes en 2008.
• Les coûts annuels de santé et de perte de productivité dus à la BPCO sont estimés à 48,4 milliards d'euros en 2008.

Plus largement encore, dans le monde, 3,3 millions de personnes décèdent par an de BPCO (dont 250 000 en Europe) et 3,5 autres millions (dont 230 000 en Europe) d’une infection des voies respiratoires basses (bronchite aiguë d’évolution bénigne, pneumonie ou exacerbation aiguë de bronchite chronique). « Le nombre total de décès par BPCO devrait, selon les projections, augmenter de plus de 30% dans les dix ans à venir, sauf si l’on prend des mesures d’urgence pour réduire les facteurs de risque sous-jacents, en particulier le tabagisme », estiùe l'Organisation Mondiale de la Santé..

Les 70 associations membres de la FFAAIR comptent dans leurs rangs de nombreux malades atteints de BPCO. Leur parcours illustre l’état des lieux réel d’une maladie encore largement méconnue, pour laquelle des solutions thérapeutiques existent, mais qui manque cruellement de structures de réhabilitation respiratoire adaptées à une prise en charge et à un suivi vraiment efficaces.

Faute de centres de réhabilitation respiratoire en nombre suffisants (la SPLF en recense une centaine), moins de 26 000 malades bénéficient en France chaque année d’un séjour en centre hospitalier, seul moyen d’améliorer vraiment la qualité de vie de ceux qui sont frappés de BPCO à un stade avancé. Les possibilité de faire de l'exercice physique adapté en ambulatoire, en étant encadré par un professionnel de santé ou une personne formée à cet effet, sont quasi inexistante en France. Certaines associations de patients le font, non sans difficultés.

Beaucoup de choses restent à faire, tant pour prévenir cette maladie que pour apporter des soins réellement adaptés à ceux qui en souffrent. Ce site témoigne à cet égard des propositions faites par la FFAAIR en partenariat avec les sociétés savantes de pneumologie.

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