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Site mis à jour le 26-01-2010 |
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Vu et lu dans la presse,APM - Agence de Presse Médicale La prévalence de la bronchite chronique estimée à 3,5 % en France 11-02-2008,APM - Agence de Presse Médicale La prévalence de la bronchite chronique en France est estimée à 3,5 %, ce qui permet d'approcher celle de la bronchopneumopathie chronique obstructive (BPCO), selon des données de l'Institut de veille sanitaire (INVS) présentées au Congrès de pneumologie de langue française à Lille. La prévalence de la bronchite chronique en France est estimée à 3,5 %, ce qui permet d'approcher celle de la bronchopneumopathie chronique obstructive (BPCO), selon des données de l'Institut de veille sanitaire (INVS) présentées au Congrès de pneumologie de langue française à Lille. Bien que la BPCO soit une cause importante de recours aux soins et de mortalité, les données épidémiologiques restent insuffisantes en France. Le ministère de la santé à mis en place en novembre 2005 un programme d'actions en faveur de la BPCO et l'évaluation de sa prévalence permet d'approcher celle de la BPCO, rappellent Claire Fuhrman de l'INVS et ses collègues dans un poster. Il est plus difficile d'évaluer directement la prévalence de la BPCO en population générale car il faudrait disposer de mesures de la fonction respiratoire, explique la chercheuse, interrogée par l'APM. Pour cette étude, les auteurs ont utilisé les données de l'enquête santé 2002 de l'INSEE, les symptômes de bronchite chronique ayant été obtenus sans un autoquestionnaire chez 9.050 personnes de 45 ans et plus. La prévalence de la bronchite chronique était estimée à 3,5 % : elle augmente avec l'âge, variant de 2,4 % ches les 45-54 ans à 5,6 % chez les plus de 75 ans ; elle est plus élevée chez les hommes, de 4,9 % contre 2,3 % chez les femmes ; elle est liée au tabagisme, de 7,4 % chez les fumeurs actifs et de 3,7 % chez les anciens fumeurs contre 2,4 % chez les non-fumeurs. La prévalence de la BPCO comme maladie déclarée, c'est-à-dire avoir déclaré une bronchite chronique, en emphysème une BPCO ou une insuffisance respiratoire chronique était de 3,4 %. Les auteurs observent que la concordance entre symptômes de bronchite chronique et maladie déclarée était mauvaise ce qui confirme le sous-diagnostic de la BPCO. L'analyse multivariée des données pour la bronchite chronique confirme les facteurs de risque connus de la BPCO mais le fait d'avoir l'impression d'une mauvaise santé en lien avec une bronchite chronique n'augmentait pas la probabilité de déclarer une BPCO. Ces résultats soulignent la nécessité d'améliorer le diagnostic de la bronchite chronique et de la BPCO concluent les auteurs. "Ce sous-diagnostic s'explique par une négligence et une banalisation des symptômes de toux et de crachats à la fois par les patients et les médecins", commente Claire Fuhrman, indiquant que l'équipe en charge de l'asthme et de la BPCO à l'INVS réfléchit aux meilleurs moyens d'apprécier la BPCO et surtout la part des cas non diagnostiqués". Par ailleurs, l'INVS continue à suivre les données de mortalité après la publication de premières données en 2007 (cf dépêche APM LDKF5003) mais il faudra plusieurs années pour apprécier les tendances indique la chercheuse. id/san/APM |