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Site mis à jour le 26-01-2010 |
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Vu et lu dans la presse,L'Humanité 31-12-2009 La prévention contre le tabagisme part en fumée 31-12-2009,L'Humanité 31-12-2009 ![]() Selon British American Tobacco, le marché du tabac est en hausse de 2 % en France en 2009. Preuve des lacunes des pouvoirs publics en matière de lutte contre le tabagisme. Sérieux revers pour les politiques de lutte contre le tabac. Selon, le fabricant British American Tobacco (BAT), les ventes de cigarettes auraient augmenté en France de 2 % en 2009. Dans un communiqué daté du 28 décembre, le numéro deux mondial estime à 55,6 milliards le nombre de cigarettes vendues, contre 53,6 milliards l’an dernier. Faut-il voir dans ces chiffres un regain du tabagisme ou un effet de la crise ? Pour Yves Travilly, directeur des relations institutionnelles de BAT France, la raison de cette augmentation n’est pas à chercher du côté de nouveaux consommateurs potentiels : « Ce sont bien les achats en France qui reprennent, pas la consommation. » Les achats transfrontaliers auraient ainsi diminué de 7 %. Toujours d’après lui, la stabilité des prix de 2007 à 2009, la crise et l’augmentation des tarifs en Espagne et en Belgique seraient responsables des résultats du marché national. Une aubaine pour l’État qui conforte, par le biais du ministère de la Santé, cette explication lucrative. 300 millions d’euros supplémentaires viendront garnir ses recettes fiscales. Du côté des associations engagées dans la lutte contre le tabagisme, l’étude de la multinationale laisse dubitatif. Tant sur la méthode que sur les commentaires fournis. Ainsi, pour Yves Martinet, président du Comité national contre le tabagisme (CNCT) : « BAT raconte n’importe quoi. Son communiqué repose sur des estimations. Il n’existe actuellement aucune mesure quantitative sérieuse sur les ventes transfrontalières et, concernant celles sur le territoire, cela relève d’Altadis, pas de BAT. » Si le professeur ne remet pas en cause le nombre de fumeurs, il préfère pointer du doigt le fléchissement des pouvoirs publics en matière de prévention. « Il y a un recul évident dans la lutte or, sans pression continue, il ne peut y avoir de résultats durables. Autant le premier plan cancer initié par Jacques Chirac a été efficace par une hausse de la fiscalité de 38 %, suffisamment dissuasive, autant le plan cancer 2 est pour le moins faible. » Selon lui, deux logiques s’affrontent au sein du gouvernement, l’une mercantile et l’autre sanitaire. Et de prendre pour exemple la hausse du prix du paquet en novembre pour illustrer cette dissension : « Les associations, comme Roselyne Bachelot, prônaient une hausse continue de 10 %, Éric Woerth, le ministre du Budget, lui, voulait 6 % pour ne pas faire de peine aux buralistes. » Verdict : « Nicolas Sarkozy a clairement choisi les industriels du tabac et les buralistes contre la santé des Français. » |