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Site mis à jour le 26-01-2010 |
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Vu et lu dans la presse,Quotimed.com Cancers du poumon débutants : les bénéfices de l’arrêt du tabac 22-01-2010, Quotimed.com![]() Si le cancer du poumon n’est encore qu’à un stade précoce, le sevrage tabagique doublerait la survie à cinq ans. Est-il encore légitime de sermonner des fumeurs sur leur tabagisme quand un cancer du poumon vient d’être découvert ? Si la tumeur est diagnostiquée au stade précoce, des épidémiologistes de l’Université de Birmingham répondent que oui. La survie à cinq ans serait en effet multipliée par 2 chez les fumeurs ayant arrêté la cigarette. Si plusieurs études ont été réalisées sur l’effet bénéfique du sevrage dans d’autres cancers liés au tabac, tels que les cancers ORL et de la vessie, le travail de l’Université de Birmingham est la première métaanalyse au sujet des tumeurs pulmonaires. Pour les cancers débutants non à petites cellules, elle passerait ainsi de 33 % pour ceux ayant continué le tabac à 70 % pour ceux ayant arrêté ; pour les cancers très limités à petites cellules, environ 29 % des fumeurs invétérés seraient en vie à cinq ans versus 63 % des ex-fumeurs. Pour arriver à ces conclusions, l’équipe du Pr Parsons a sélectionné 10 études observationnelles ayant mesuré l’effet du sevrage tabagique après diagnostic d’un cancer du poumon. La poursuite du tabagisme était associée à un risque significativement augmenté de mortalité toute cause et de récurrence quelle que soit l’histologie du cancer, ainsi que de métastase pour ceux à petites cellules. Le gain sur la mortalité s’expliquerait par un effet direct sur la tumeur : en chiffres absolus, l’arrêt du tabac n’augmenterait la survie de cause cardiorespiratoire dans la population générale que de 2 % à cinq ans, versus 37 et 34 % respectivement pour les cancers débutants non à petites cellules et ceux très limités à petites cellules. Comme le soulignent dans un éditorial les Prs Tom Treasure, chirurgien thoracique, et Janet Treasure, psychiatre, « l’attitude des médecins est très variable concernant le tabagisme de leurs patients ayant un cancer du poumon. (...) Est-il vraiment nécessaire de culpabiliser davantage et de priver du plaisir de “la cigarette du condamné’’, quand moins d’un patient sur trois survivra à un an, tous stades confondus ? ». Si les conclusions de cette métaanalyse britannique venaient à se confirmer, le jeu pourrait bien en valoir la chandelle au stade précoce de la maladie. Dr I. D. «BMJ » 2010 ; 340 : b5569. |