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Site mis à jour le 26-01-2010 |
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Vu et lu dans la presse,www.santepratique.fr Une campagne dédiée aux femmes 20-02-2010,www.santepratique.fr ![]() La BPCO progresse plus rapidement chez les femmes que chez les hommes. En France, la proportion de fumeurs réguliers, c’est-à-dire de ceux qui fument au moins une cigarette par jour, est, en 1953, de 17 % chez les femmes et de 72 % chez les hommes. Elle passe en 2007 à 25 % chez les femmes (+ 47%) et à 34 % (- 53 %) chez les hommes. 6 femmes pneumologues s'en sont émue et ont décidé de lancer une campagne d'information destinée particulièrement aux femmes. Encore aujourd’hui, la Broncho-Pneumopathie Chronique Obstructive (BPCO) est considérée comme une maladie réservée aux hommes. Pourtant, 40% des malades en France sont des femmes ! (1) Plus sensibles aux méfaits du tabac, les femmes ont une altération de la fonction respiratoire plus rapide que les hommes (2). Selon l’InvS, le taux de mortalité de la BPCO a augmenté, entre 1979 et 1999, de 78 % chez les femmes contre seulement 21 % chez les hommes (3). Cette maladie chronique qui altère le débit respiratoire touche aujourd’hui autant de malades que l’asthme et tue plus que les accidents de la route. Pourtant, elle reste méconnue et sous-diagnostiquée. On estime que 2 malades sur 3 s’ignorent (1) Pour lutter contre la progression de cette maladie notamment chez les femmes, 6 femmes pneumologues, initient une campagne nationale de sensibilisation féminine, de janvier à septembre 2010. L’objectif principal de cette mobilisation est d’informer et d’alerter les femmes sur cette pathologie afin de favoriser un dépistage et une prise en charge plus précoces. Une campagne pour lutter également contre les idées reçues : la BPCO ne concerne pas uniquement les fumeurs âgés qui toussent et crachent mais aussi des femmes de 40 ans. La BPCO : un problème de femmes ! La BPCO progresse plus rapidement chez les femmes que chez les hommes. Aux Etats-Unis, le nombre de nouveaux cas de BPCO a augmenté de 36 % dans la population féminine entre 1980 et 2000 contre une baisse de 21 % chez les hommes.(4)
La femme, une patiente sensible Aujourd’hui, de nombreuses études tendent à prouver que la femme est plus sensible que l’homme aux méfaits du tabac (2). Les poumons des femmes sont plus fragiles que ceux des hommes face aux agressions. Certains travaux montrent que le tabagisme ralentit la croissance pulmonaire spécifiquement chez les jeunes filles par rapport aux garçons du même âge (6). La femme, une patiente discrète Toux grasse, crachats et essoufflement constituent le cortège symptomatique de la BPCO. Des signes trop souvent banalisés par les fumeurs. Culturellement, la femme ne crache pas, tout du moins ne l’avoue pas. Par coquetterie, elle ne signalera à son médecin que son essoufflement, d’où un sous diagnostic conséquent.
Dans l’imaginaire collectif, la BPCO reste une affaire d’homme. Ce préjugé est confirmé par l’étude de K.Chapman en 2001 dans laquelle le diagnostic de BPCO était significativement plus cité lorsqu’il concernait un homme : 64 % contre seulement 49 % s’il s’agissait d’une femme présentant les mêmes symptômes (p <0,05) (8). Une qualité de vie plus altérée La qualité de vie serait également davantage altérée chez les femmes traduisant une limitation accrue des activités physiques mais aussi des troubles anxieux plus fréquents, une tendance accrue à la perte de confiance en soi, voire même à la dépression, autant de conséquences de la BPCO féminine. Les études montrent en effet que le retentissement social de la BPCO chez la femme est plus important que chez l’homme, avec une tendance plus importante à l’isolement.(9) Une campagne dédiée aux femmes 6 femmes pneumologues s’adressent particulièrement aux femmes.
------------------ (Source : laboratoire AstraZeneca) |